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Masthead TITRE DES HAUTS DE PAGE

Conférences

16 nov. - 09:00  →  09:30

Séance d'ouverture : « habiter la France de demain »

Laurent Girometti, directeur général d’EpaMarne – EpaFrance et François Leclercq, architecte urbaniste, auteurs du rapport sur la qualité du logement, évoqueront la genèse et les étapes de l’élaboration du rapport qui s’inscrit dans la démarche « habiter la France de demain » initiée par Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée chargée du Logement.

Le rapport s’appuie sur une mise en perspective historique, une approche comparative avec plusieurs pays voisins et plus d’une centaine d’heures d’entretien avec divers interlocuteurs représentatifs des différents acteurs du secteur (aménageurs, architectes, bailleurs, chercheurs, économistes, élus, juristes, promoteurs…).

Au-delà des propositions constituant le socle d’un référentiel sur la qualité d’usage des logements collectifs, le rapport s’attache également à identifier différents leviers de mise en œuvre permettant des possibilités d’application et d’adaptation plus ou moins fines à différentes échelles territoriales.

En lien avec cette mise en œuvre, il sera question de la prise en compte des nouveaux usages comme le télétravail, des préoccupations actuelles concernant le ralentissement de la construction, de la compatibilité avec les problématiques environnementales et en particulier avec l’objectif de zéro artificialisation nette ainsi que des possibilités de financement des éventuels surcouts engendrés par ces propositions.

16 nov. - 09:30  →  10:30

Société civile et professionnels peuvent-ils anticiper un projet urbain ? Le cas de Beyrouth

Beyrouth expérimente sans doute un urbanisme d’un nouvel âge. A l’ère de la mise en cause des projets urbains par la société civile, coproduire et proposer des pistes pour l’avenir des villes, est à l’ordre du jour. Les situations de crises sont propices à l’invention et à « l’empowerment », source de renouveau pour les villes.
A Beyrouth, en situation de crises successives et extrêmes, hors gouvernance politique, le monde intellectuel et la société civile libanaise se révèlent aussi productives, solidaires et inventives que l’Etat et la Ville sont défaillants Jad Tabet, dans son rôle de président de l’Ordre des ingénieurs et des architectes, a entrepris mais aussi accompagné la mobilisation de la connaissance et la démarche de projet, tout en tentant d'organiser le travail des ONG . Mona Fawaz, docteur en urbanisme à la tête d’une équipe de chercheurs à l’université américaine à Beyrouth a produit en accéléré études et données  mais aussi pistes de projets pour rendre la ville plus  amène, et moins spéculative et  nécessaires. Le débat proposera un échange sur les avancées en termes de données, de concepts, de projets et d’actions de la société civile, pour réfléchir à la manière dont elles peuvent constituer une base pour un projet urbain ambitieux pour la ville, au sens d’une vision de ce que la ville peut devenir, sans oublier les enjeux portuaires majeurs pour la dynamique urbaine souhaitée et le rapport à la mer. Ce projet urbain serait porteur de l’engagement de la société libanaise, et plus tard le cas échéant d’un pouvoir politique, afin de magnifier les atouts inestimables du patrimoine de Beyrouth tant au plan spatial, que social, relationnel, et culturel.

Débat conçu et animé par Ariella Masboungi, grand prix de l’urbanisme

16 nov. - 16:00  →  16:30

La ville biomimétique

Les villes couvrent 3% de la planète et hébergeront en 2050, 70% des populations. Principales émettrices des gaz à effet de serre, elles sont les principales responsables du changement climatique, mais en sont aussi les principales victimes. Avec des effets directs - Ilots de Chaleur Urbain, pollution, catastrophes naturelles -, et des effets indirects – pandémies, mouvements citoyens – dont les conséquences sont lourdes en matière de santé publique et sur le plan économique.

Les villes n’ont pas été conçues de manière à avoir la capacité de s’adapter au changement climatique, alors qu’il y en a toujours eu. La nature, elle, sait le faire. On le voit en ce moment par exemple chez certains escargots européens dont la couleur a muté du brun au jaune pour s’adapter à la chaleur, ou chez l’écureuil roux qui a modifié son calendrier de reproduction à cause des températures printanières plus élevées. D’autres oiseaux en villes ont changé le niveau sonore de leur cri pour s’adapter au bruit…

Pourquoi donc ne pas réfléchir autrement en concevant des villes à l’image de la nature ? Pourquoi ne pas aller plus loin que de réintégrer de la nature au sein de la ville, en faisant en sorte que ce soit la ville elle-même qui se réintègre aux grands cycles de la nature ? Comment réconcilier l’Homo Sapiens urbain avec son environnement pour favoriser l’épanouissement et la santé de tous, suivant la démarche One Health prônée par l’OMS ; démarche qui fait par ailleurs partie intégrante du 4ème Plan National Santé Environnement (PNSE 4), lancé début mai 2021 par le Ministère de la Transition Écologique et celui des Solidarités et de la Santé. 

Depuis plusieurs années, l’agence Bechu & Associés développe l’approche biomimétique, et plus largement bio-inspirée, au travers de projet et d’enjeux divers auxquels répondre pour accompagner le défi climatique. L’équipe travaille par ailleurs avec le CEEBIOS pour tisser avec le monde scientifique des liens essentiels à ce levier d’innovation, et favoriser l’approche auprès du monde de l’immobilier, qui n’a jamais eu autant besoin de la nature pour se réinventer.

Selon les propos d’Emmanuel Macron lors des Assises de la Mer à Nice en septembre 2021, « le biomimétisme est sans doute le continent caché de l’innovation ».

16 nov. - 16:30  →  17:45

Séance plénière : Aménager la ville du bien-être

D'aucuns trouveront « tarte à la crème » d'invoquer le bien-être en ville. N'est-ce pas pourtant l'objectif des décideurs locaux et de leurs partenaires, à travers leurs projets, que de produire une ville agréable ou tout simplement vivable ? Notion à la fois vaste et très personnelle, cette recherche de bien-être trouve de multiples traductions en projets et en aménagements. Nous avons retenu pour cette séance plénière quatre angles :  une ville inclusive, une ville favorable à la santé, une ville protectrice contre le changement climatique et ses effets, une ville sécure pour tous et toutes.

Séance conçue et animée par Marie-Christine Vatov, rédactrice en chef de Traits Urbains.